
Mon histoire derrière cette collection
Je m’appelle Ariane, j’ai 50 ans, et j’ai longtemps porté plusieurs vies à la fois : celle d’une femme, d’une mère, d’une entrepreneuse, d’une manageuse, d’une créative.
Comme beaucoup, j’ai connu le stress diffus, ce brouillard mental où l’on avance sans s’écouter, en essayant simplement de “tenir bon”.
Il y a trente ans, les mots HPI, multipotentiel, TDAH, cerveau droit ou encore dyslexique étaient quasi inexistants. On ne parlait pas de profils atypiques, ni de façons différentes de penser ou d’apprendre.
Moi, j’étais simplement cette jeune fille gauchère, curieuse de tout, qui ne comprenait pas pourquoi son cerveau semblait fonctionner autrement.
Je croyais que tout le monde réfléchissait en arborescence, que tout le monde voyait mille chemins possibles à partir d’une même idée, et que l’envie de tout explorer n’était pas une exception.
Avec le temps, j’ai compris que cette particularité n’était pas un obstacle, mais une force créative.
Ne pas choisir, pour moi, ce n’était pas une fuite — c’était une façon d’honorer ma nature : celle d’une slasheuse avant l’heure, capable de passer d’un métier à un autre, d’un univers à un autre, en y trouvant toujours des ponts.
Être conceptrice graphique m’a appris à harmoniser les formes, être architecte d’intérieur à composer avec l’espace, être coach visuelle à révéler la beauté d’une identité.
Et tout cela s’entrelace — comme si chaque expérience venait nourrir la suivante.
Quand, ces dernières années, la société a enfin commencé à parler ouvertement de diversité cognitive et émotionnelle, j’ai mis des mots sur mon parcours.
J’ai compris que mes “bidouilles du quotidien”, mes petits systèmes pour jongler entre projets, passions et responsabilités, étaient en réalité de véritables stratégies d’équilibre.
Des outils que j’avais inventés sans le savoir, pour ne pas m’épuiser à vouloir tout faire… mais pour pouvoir tout vivre.
Certains y verraient une rigueur extrême. Moi, j’y vois de la fluidité.
Ce sont aujourd’hui des réflexes ancrés, une écologie personnelle : un ensemble de micro-habitudes qui ne me coûtent plus d’énergie, et qui au contraire me libèrent du temps, de l’espace mental et de la créativité.
C’est de cette prise de conscience qu’est née la collection “Epurer” : une série de mini-guides pour reprendre doucement la main sur son temps, son énergie et son équilibre intérieur. Une façon de réconcilier la vie réelle et les aspirations profondes, de simplifier sans renoncer, de garder la tête claire sans éteindre l’imaginaire.
